C’est sur proposition de Christian Chevillot, président de l’Association pour le Développement de la Recherche Archéologique et Historique en Périgord, docteur en archéologie et chercheur associé au CNRS, qu’il a été décidé de procéder à une prospection géomagnétique du site gallo-romain de Lespinasse, sur la plaine de Chercuzac.
La prospection magnétique est une méthode géophysique utilisée en archéologie pour détecter et cartographier des anomalies magnétiques dans le sol. Cela permet aux archéologues d’identifier des structures enfouies sans effectuer de fouilles invasives.
Les 10 propriétaires concernés par cette démarche étaient invités le mercredi 19 mars, au centre culturel, en présence du maire, Pascal Serre, et de Christian Chevillot.
« Ce site gallo-romain, a expliqué l’archéologue chanceladais, est d’une grande superficie, occupé durant toute la période gallo-romaine, donc un site majeur pour la commune de Chancelade. Ce n’est pas son seul intérêt, car sa position privilégiée au carrefour de voies antiques importantes n’est pas anodine. Plutôt qu’une simple villa gallo-romaine, il fait penser à une mansio (gîte d’étape), ce que semble confirmer la stèle d’Apollinaris, dont la fonction de palefrenier s’accorde bien avec ce type d’établissement. »

Visite avec Christian Chevillot sur le site de Lespinasse.
Les participants ne s’imaginaient pas vivre sur un tel site et, tout étonnés, ont signé leur autorisation à Christian Chevillot, qui précisait que « cette technique de prospection n’est pas une fouille et a pour objet de fixer des informations essentielles pour confirmer l’importance de ce site. »
La mission confiée à Vivien Mathé, maître de conférences en géophysique à l’université de La Rochelle, et à Juliette Hantrais, archéologue au service archéologique de Bordeaux Métropole, devrait être menée durant l’été, avec une première restitution lors des journées du patrimoine, en septembre.
Pour le maire de Chancelade, Pascal Serre : « cette prospection répond au vœu de la municipalité de valoriser le patrimoine, plus particulièrement sur la plaine de Chercuzac, qui va connaître l’arrivée de 150 logements, d’une crèche et d’un centre de loisirs, et qui devrait voir l’aboutissement de la Voie verte et sa connexion avec la Voie douce en cours d’achèvement. »